L’une des forces de Guillaud est de nous montrer des paysages
vivants, animés, où l’homme a toujours sa
place. Et quand il s’arrête pour dépeindre
une scène, on entend les personnages rire, chanter, bouger.
La vie semble suspendue à force de vérité
intérieure. Guillaud dépeint ce qu’il ressent
et ce sont ses sensations que l’on perçoit. Sa peinture
bouge, bruisse, crie, chante.
Comment ne pas se laisser saisir par les tourbillons de ses nuages
et de ses ciels? Comment ne pas vibrer avec ses personnages en
fête? Comment ne pas sentir l’herbe fraîche
et la rosée avec ses promeneurs?

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C’est
une peinture d’une grande sensibilité, aidée
par une palette puissante. On retiendra partout l’évocation
ardente de la vie.
Peintre de la terre, il sait, comme peu, nous rendre sensible
à la grandeur de la nature. Guillaud sait à la fois
regarder et comprendre ; ses paysages sont tous vrais : les brumes
des Côtes du Nord sentent la mer, le soleil espagnol nous
dessèche, la subtile lumière toscane nous apaise
et la luxuriance des paysages beaujolais aux ciels mouvants nous
entraîne.
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