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de Charles Guillaud
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A la première rencontre avec Charles Guillaud, on est frappé par la grande diversité de ses œuvres.
Cette diversité se manifeste par les sujets d'abord, mais aussi par les tons, les lumières, les compositions.
La question est alors immédiate : comment peut-on encore à son âge (il est né en 1925), traiter des sujets aussi variés? Pourquoi ne s'est-il pas fixé, un jour, dans un style facile à identifier?

Tout simplement parce qu'il a toujours refusé de sombrer dans un "système", de faire et refaire ce qui plaît et ce qui "marche". Il a toujours peint pour lui, ce qu'il avait envie de peindre ce jour-là, avec amour et sincérité.
Il a toujours refusé de peindre dans un style unique permettant de reconnaître à 20 pas ses toiles. L'inconvénient commercial est certain : tout le monde reconnaît la beauté de la toile que vous avez, l'intelligence de la facture, mais peu savent donner le nom de l'artiste ; certains peintres ont fait le choix professionnel contraire : qu'importe la toile, pourvu que l'on reconnaisse l'artiste!
Mais lorsque l'on a le privilège de posséder quelques toiles de Guillaud, et les véritables amateurs d'art ne s'y trompent pas, on découvre entre elles des liens : l'humain, le sens de la lumière, la beauté de la pâte, la vigueur de la touche. Et alors on sait entre toutes reconnaître une toile de Guillaud ; et même si ce doit être dans un relatif anonymat, vous vous sentez fier de votre collection, fier d'avoir su découvrir et aimer un véritable artiste.


La variété de Guillaud s'exprime autour de plusieurs thèmes qu'il est difficile de classer, mais que l'on peut cependant regrouper en 3 grandes familles :

Les paysages (toujours animés) : Espagne, Grèce, Italie, Hollande, Beaujolais, Vendée…
L'Illusion humaine, reflet de sa vision onirique de la vie et de nos travers
Les scènes de la vie courante (urbaine, rurale et familiale)

Arrêtons nous enfin sur le côté "technique" de sa peinture.
Guillaud a été comparé à Courbet, Delacroix, Goya : il a appris auprès de ces grands maîtres et l'on retrouve dans la richesse de ses constructions et dans le traité de ses glacis, les grandes traditions picturales. Ajoutons un goût de la matière solide, des couleurs franches, une touche vigoureuse. C'est à grands traits, mais en respectant un savoir-faire rigoureux que sont construites ses toiles.


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